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Meilleures publicités des JO de Paris 2024 : le décryptage
Meilleures publicités des JO de Paris 2024 décryptées : ce que Samsung, WWF, Coca-Cola, Intersport et LVMH ont réussi et comment le refaire en local.
Les meilleures publicités des JO de Paris 2024 ont un point commun : elles ont capté l’esprit olympique sans lâcher l’identité de la marque. Cinq campagnes se détachent encore aujourd’hui : “Open always wins” de Samsung, “Les records à ne pas battre” du WWF, #TrouveTaPlace de Coca-Cola, “Marathon pour tous” d’Intersport et “À nous deux, Paris !” de LVMH.
Cet article est un décryptage, pas un simple best of. Pour chaque campagne, nous regardons ce qui a été diffusé, pourquoi ça a fonctionné, et la leçon qu’un annonceur peut encore voler aujourd’hui : un principe créatif, un jeu de timing, ou une manière d’utiliser le lieu. Chacune de ces leçons se transpose au DOOH (l’affichage digital : écrans dans les rues, centres commerciaux et gares), à l’échelle de votre propre ville plutôt que des Champs-Élysées.
Pas besoin d’un budget olympique pour ça. Il vous faut une idée claire, le bon moment, et des écrans là où votre public passe vraiment.
Qu’est-ce qui a fait le succès des meilleures publicités des JO de Paris 2024 ?
Réponse courte : chaque campagne a tiré très fort sur un seul levier.
- Samsung a compressé une conviction de marque en trois mots qui survivent à tous les formats.
- WWF a emprunté le timing et les codes des Jeux pour dire l’inverse.
- Coca-Cola a transformé bouteilles et affiches en jeu grâce aux QR codes.
- Intersport a utilisé l’humour et l’empathie pour parler aux Parisiens de leur propre ville.
- LVMH a fait de Paris la créa elle-même.
Une idée, un moment emprunté, une interaction, un lieu. Ce sont les quatre leviers auxquels ce décryptage revient sans cesse, avec pour chaque campagne une note “à copier”.
Samsung “Open always wins” : jusqu’où une seule idée peut-elle aller ?
La campagne “Open always wins” a été créée pour Samsung par l’agence de publicité BBH. Elle met en scène le skateur de l’équipe Samsung Galaxy Aurélien Giraud (France), le sprinteur paralympique Johannes Floors (Allemagne) et la breakdanceuse Sarah Bee (France), et montre comment l’ouverture transforme l’échec en nouvelles possibilités.
Le message central : chaque échec ouvre la voie vers plus loin. Les athlètes ne visent pas la ligne d’arrivée, ils visent au-delà. Le slogan “Open always wins” (l’ouverture l’emporte toujours) porte toute l’idée en trois mots, et le film se termine en rappelant que Samsung est sponsor des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Pourquoi ça a fonctionné :
- Un thème universel. Transformer l’échec en progrès résonne bien au-delà du cadre des Jeux.
- Un vrai lien avec les valeurs olympiques. Dépassement de soi et ouverture connectent la marque à l’événement sans effet plaqué.
- Un slogan qui fait le travail. “Open always wins” est court, mémorisable, et énonce à lui seul la conviction de la marque.
- Des images qui portent le message. Le film se lit comme un argument visuel continu, pas comme une voix off illustrée.
À copier : vos meilleures vidéos sociales sont déjà des créas d’affichage
Samsung a aussi décliné le film en YouTube Shorts :
Regardez ce format une seconde fois : vertical, quelques secondes, lisible sans le son. C’est la fiche technique d’un écran DOOH.
La leçon, c’est la compression. Quand une idée tient en trois mots et une image forte, elle survit à toutes les déclinaisons, du film de 90 secondes à la boucle de 10 secondes sur écran. Vous avez des vidéos verticales qui performent déjà sur votre chaîne ou celle d’un client ? Alors vous avez déjà vos créas d’affichage. Avec glooh, vous pouvez donner une seconde vie à ces contenus sur des écrans dans les quartiers où vit votre public, sans rien retourner.
WWF “Les records à ne pas battre” : pourquoi détourner le moment fonctionne ?
La campagne “Les records à ne pas battre” a été réalisée par le WWF et produite par l’agence TRY pour les JO de Paris 2024. Lancée le 23 juillet 2024, elle repose sur un film narré par Nelson Monfort, le commentateur sportif dont la voix est associée aux Jeux pour toute une génération, qui égrène les records climatiques alarmants de 2023.
Pendant que les JO célèbrent les records, le WWF a rappelé que certains records, la déforestation, les émissions de CO2, l’extinction des espèces, ne devraient jamais être battus. Le film alterne scènes de célébration sportive et images de destruction environnementale, et c’est le contraste qui argumente.
Pourquoi ça a fonctionné :
- Un détournement des codes olympiques. Tout le monde s’attendait à célébrer des records ; le WWF a inversé l’attente, et c’est cette inversion qui capte l’attention.
- Le bon message au bon moment. En pleine effervescence olympique, la campagne a remis l’urgence climatique sous les yeux sans faire la morale.
- Le contraste comme grammaire visuelle. Les athlètes face à la destruction : l’effet émotionnel se passe d’explication.
- Un slogan qui retourne le cadre. “Les records à ne pas battre” se comprend instantanément et se retient facilement.
- Une voix familière. Nelson Monfort ancre le message dans la culture sportive et y ajoute une couche de nostalgie troublante.
À copier : empruntez une attention que vous ne pourriez jamais acheter
Vous ne pouvez pas acheter l’attention de Jeux Olympiques. Vous pouvez l’emprunter. Le WWF a pris un moment que tout le monde regardait déjà et en a retourné les codes ; le moment médiatique a fait la moitié du travail créatif.
La deuxième leçon est très spécifique aux écrans de rue : la campagne fonctionne sans le son. Le WWF a adapté des images du film en visuels d’affichage ciblés sur différentes localisations (à voir dans le communiqué de presse du WWF) : une image forte, une phrase courte en surimpression. C’est toute la grammaire du DOOH.

La traduction locale : repérez les moments que votre ville vit déjà, un marathon, une braderie, un derby, une canicule, et planifiez vos écrans sur ces jours et ces lieux précis. Le contraste plus le timing, ça marche aussi à l’échelle du quartier.
Coca-Cola #TrouveTaPlace : comment rendre une affiche interactive ?
Coca-Cola a lancé #TrouveTaPlace pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, une campagne conçue par l’agence créative Wieden+Kennedy. Les consommateurs participaient à une chasse au trésor moderne en scannant des QR codes sur les produits de la marque pour tenter de gagner des billets pour les épreuves.

La campagne célèbre l’esprit inclusif des Jeux : athlète, supporter ou bénévole, chacun a une place dans l’énergie collective de Paris 2024. Le film montre des moments intimes et festifs dans les quartiers de la ville, rues, cafés et stades, avec la bouteille de Coca-Cola comme symbole de connexion.
Pourquoi ça a fonctionné :
- Une promesse fédératrice. “Trouve ta place” invite tout le monde, exactement le bon registre pour un événement mondial.
- Une diversité authentique. Des profils réels, des lieux réels ; la représentation colle au message au lieu de le décorer.
- Un ancrage local à portée mondiale. Les scènes de vie parisiennes créent un lien émotionnel avec les locaux comme avec les visiteurs.
- Une mécanique, pas seulement un message. Le QR code transforme un public passif en participants, et chaque scan est une action mesurable.
À copier : un QR code transforme l’écran en porte d’entrée
Un écran avec un QR code n’est plus seulement de la visibilité, c’est une porte : vers un jeu, une offre, une inscription, une visite en magasin. Une fois le code scanné, la marque peut capturer des données, recueillir des retours en temps réel ou déclencher une offre instantanée. L’affichage physique lance une interaction digitale, et votre campagne extérieure a soudain un taux de clic.
Avec glooh, la mise en place est directe : choisissez des emplacements DOOH où votre public a le temps de scanner (les lieux d’attente battent les grands axes), ajoutez un QR code à votre créa avec les outils de la plateforme, ou importez un design réalisé sur Canva ou un autre outil. Envie de voir à quoi ressemblerait une campagne interactive de ce type autour de vos propres adresses ? Planifiez votre campagne (gratuit).
Intersport “Marathon pour tous” : que rapporte l’empathie locale ?
Intersport a marqué son retour à Paris avec une campagne construite sur l’humour et un message inspirant, créée avec l’agence Marystone et intitulée “Marathon pour tous”. Elle parle directement des galères que les Parisiens s’attendaient à vivre pendant les Jeux de 2024, tout en rappelant que le sport n’est pas réservé à une élite.
La campagne a coïncidé avec le rachat de Go Sport par Intersport et a mis en avant les magasins parisiens fraîchement ouverts de l’enseigne. Le film suit des enfants, des seniors, des amateurs et des athlètes confirmés qui s’entraînent pour un marathon fictif en marge des Jeux, dans des parcs urbains et des ruelles de quartier, chacun à son rythme. La campagne est à voir sur le site de Marystone.

Pourquoi ça a fonctionné :
- L’esprit inclusif du sport, rendu concret. Un “marathon pour tous” dit que la passion prime sur la performance, un message qui porte particulièrement pendant les JO.
- Des gens ordinaires, un récit authentique. Des Parisiens qui prennent plaisir à s’entraîner touchent plus directement qu’un énième montage de champions.
- Un repositionnement intelligent. Après le rachat de Go Sport, la campagne installe Intersport comme le partenaire accessible de tous les sportifs.
- Une touche vraiment locale. Les quartiers parisiens typiques ancrent le message dans les vraies rues du public, tout en surfant sur l’élan mondial des Jeux.
À copier : parlez de leur ville, puis montrez-vous dedans
L’intuition d’Intersport, c’est l’empathie avec une réalité locale : des Parisiens qui redoutent les perturbations olympiques. L’humour fonctionne parce que la marque parle de la vie de son public, pas d’elle-même.

La seconde moitié de la leçon relève du média, pas de la créa. Une ouverture de magasin est une histoire géographique, le plan média doit donc l’être aussi : des écrans autour du nouveau magasin, près des parcs, des salles de sport et des centres commerciaux où passent chaque jour les gens qui pourraient vraiment pousser la porte. Sur glooh, cela veut dire choisir ses écrans quartier par quartier plutôt qu’acheter une ville entière, et y associer une invitation actionnable sur-le-champ : un parcours, un défi, une offre d’ouverture derrière un QR code.
LVMH “À nous deux, Paris !” : à quoi ressemble une marque qui s’approprie un lieu ?
Partenaire premium des Jeux, LVMH a lancé “À nous deux, Paris !”, une campagne orchestrée par l’agence HAVAS PLAY. Le film montre des athlètes qui s’entraînent dans des lieux iconiques de Paris, la place Vendôme, les Champs-Élysées, les berges de la Seine, entrecoupés de moments de haute couture où les maisons LVMH comme Louis Vuitton, Dior et Givenchy habillent les athlètes : l’art, la mode et le sport dans une même scène continue.

Pourquoi ça a fonctionné :
- Une célébration de l’excellence française. Le luxe et la performance sportive se rencontrent dans une vision raffinée et ambitieuse de Paris 2024.
- Le patrimoine comme décor. Les lieux mythiques de Paris renforcent le statut de capitale du luxe et créent un vrai attachement émotionnel.
- Une phrase inspirante et universelle. “À nous deux, Paris !” parle aux athlètes, aux créateurs et à tous ceux qui veulent leur moment sur une grande scène.
- Un positionnement cohérent. S’associer aux Jeux réaffirme le rôle de LVMH comme ambassadeur du savoir-faire français.
À copier : le lieu est un matériau créatif
LVMH n’a pas utilisé Paris comme décor ; Paris joue le premier rôle avec la marque. C’est ça, l’idée transposable : le lieu où vit votre public peut porter votre message.
Vous n’avez pas besoin de la place Vendôme. Votre lieu emblématique, c’est la place du marché, le parvis de la gare, la rue commerçante que vos clients traversent chaque jour. Construisez une créa qui montre ou nomme ce lieu précis, puis diffusez-la sur les écrans qui s’y trouvent. Quand ce qui est à l’écran correspond à ce qui entoure l’écran, la pub cesse d’être une interruption et devient un morceau de la rue. Sur glooh, vous pouvez créer vos visuels à partir de modèles ou importer vos propres designs, et associer chacun aux emplacements où il aura le plus de sens.
Que peuvent encore voler les annonceurs à Paris 2024 ?
Les Jeux sont finis. Les leviers, non. Cinq leçons de ce décryptage qui fonctionnent sur n’importe quelle campagne locale :
- Une idée par écran. Si elle ne survit pas à la compression en quelques mots et une image, elle n’est pas prête pour la rue.
- Empruntez des moments que vous ne pourriez jamais acheter. Planifiez vos écrans autour des événements que votre ville regarde déjà.
- Rendez-la interactive. Un QR code transforme la visibilité en participation mesurable.
- Ancrez-vous dans le quartier. Soyez présent là où vit vraiment votre public, près des lieux dont parle votre message.
- Recyclez ce qui performe déjà. Un bon contenu social vertical est à un pas d’être une créa DOOH.
Ces campagnes existent parce que des marques visionnaires ont fait confiance à des agences comme BBH, TRY, Wieden+Kennedy, Marystone et HAVAS PLAY pour livrer un travail exceptionnel, et elles sont loin d’être les seules à avoir élevé le niveau créatif cet été-là.
Si vous avez un moment à vous qui approche, une ouverture, un événement local, un pic de saison, vous pouvez tester ces leviers à votre échelle. Planifiez votre campagne (gratuit) et voyez ce que ça donne sur les écrans devant lesquels passent vos clients.
FAQ : les meilleures publicités des JO de Paris 2024
Quelles marques ont signé les meilleures publicités des JO de Paris 2024 ?
Les campagnes les plus citées, et celles analysées ici, sont “Open always wins” de Samsung, “Les records à ne pas battre” du WWF, #TrouveTaPlace de Coca-Cola, “Marathon pour tous” d’Intersport et “À nous deux, Paris !” de LVMH. Chacune se distingue pour une raison différente : compression du message, timing, interactivité, empathie locale et usage du lieu.
Quelles agences ont créé ces campagnes de Paris 2024 ?
BBH a créé “Open always wins” pour Samsung, TRY a produit “Les records à ne pas battre” pour le WWF, Wieden+Kennedy a conçu #TrouveTaPlace pour Coca-Cola, Marystone a créé “Marathon pour tous” pour Intersport, et HAVAS PLAY a orchestré “À nous deux, Paris !” pour LVMH.
Une marque locale peut-elle réutiliser ces idées sans budget olympique ?
Oui. Les principes ne dépendent pas du budget : une idée claire, un moment local emprunté, un QR code pour l’interaction, une créa ancrée dans un lieu réel. Sur des écrans DOOH, ils s’appliquent à l’échelle d’un quartier, de quelques dates et des contenus que la marque possède déjà.
Ces leçons valent-elles encore maintenant que les Jeux sont finis ?
Oui, parce qu’aucune ne dépend des Jeux Olympiques. Les grands moments partagés reviennent sans arrêt : tournois, marathons, braderies, pics saisonniers. Les mécaniques que ces campagnes ont prouvées, compression, timing, interaction et lieu, fonctionnent sur le prochain moment que votre public regardera.


